Le Pouvoir lavalas fait l'expérience amère des haïtiens qui tentent de fuir leur pays pour gagner par la mer les côtes de la Floride et chercher des horizons moins obscures.

Quartorze (14) Haïtiens ont été retrouvés morts sur une petite île des Bahamas le 27 avril, aux côtés de 300 autres Haïtiens épuisés, mais en vie.

"C'était comme un champs de bataille", a souligné le pilote d'hélicoptère, Mark Feldeman, en décrivant la scène. "Nous ignorons comment ils sont arrivés sur cet îlot précise un porte-parole des Gardes-côtes, ils y étaient coincés, isolés sans eau ni vivre", ajoute le porte-parole qui annonce que les U.S.A. ont déjà envoyé eau et médicaments sur Flamingo Cay.

Un porte-parole des Gardes-côtes américains indique que 31 des rescapés haïtiens ont été évacués vers l'îlot de Georgetown et Nassau Bahamas pour y être soignés. Selon le porte-parole, les Haïtiens évacués souffrent d'hypotermie et de déshydratation. "Il reste 279 personnes à évacuer ainsi que les 14 corps des victimes" a fait ressortir le porte-parole.

Parallèlement, la marine Bahaméenne a retrouvé un autre groupe de 123 émigrants haïtiens sur un voilier de 15 mètres qui prenait l'eau. Les migrants, 86 hommes, 24 femmes et 13 enfants étaient déshydratés et souffraient d'hypothermie et d'insuffisance rénale.

Il y a 4 jours, ce sont 224 haïtiens qui ont été interceptés quand leur embarcation s'est échoué sur Harbour Island. Ils sont provisoirement hébergés à Fox Hill aux Bahamas. C'est donc un total de 661 haïtiens candidats à l'exil qui ont été retrouvés aux Bahamas ces derniers jours.

Quinze haïtiens tentant d'immigrer illégalement aux Etats-Unis, ont été arrêtés sur une plage en Floride par une patrouille des garde-côtes américains. Ces onze hommes et quatre femmes auraient quitté le port de Birmini, un île des Bahamas, avec des contrebandiers. La patrouille a aussi arrêté deux personnes suspectées d'être des contrebandiers, un ressortissant des Bahamas et un Haïtien.

Ces compatriotes devraient être renvoyés en Haïti, les Etats-Unis ne leur accordant pas le droit, comme aux Cubains réussissant à toucher terre, de pouvoir demander une régularisation de leur situation. Cette différence de traitement est régulièrement dénoncée par le activistes amércano-haïtiens basés en Floride.