Amnesty International met en garde contre tout échec des élections législatives et locales du 21 mai en Haïti. Dans un communiqué publié à Londres, l'organisation internationale se déclare préoccupée par les actes de violences enregistrées dans le pays, à la veille des élections, et lance un appel urgent aux responsables haïtiens, pour qu'ils garantissent la sécurité de la population à l'occasion de ce scrutin . Amnesty International rappelle les déclarations du Président du CEP, qui avait affirmé que les élections pourraient ne pas se tenir en cas de persistence de ce climat de violence. L'Organisation Internationale affirme que le Président Préval, le Ministre de la Justice et la Police doivent protéger les Droits Humains et la Sécurité Publique, en toute impartialité. Amnesty International souhaite aussi que les partis politiques s'abstiennent d'utiliser la violence durant la campagne, pour que le processus électoral puisse se dérouler dans un climat d'ouverture de transparence et de paix. L'opposition se montre très sceptique après l'expulsion du Directeur de l'IFES-Haïti par le gouvernement. Différents partis et regroupements politiques estiment qu'il y a anguille sous roche. Ces formations politiques accusent de plus le pouvoir d'être opposé à la tenue d'élections transparentes dans le pays.