Ce 10 mai a été marqué par un nouvelle rencontre entre le Conseil Supérieur de la Police, le CEP et des partis politiques sur la sécurité des élections. Le Gouvernement promet l'annonce de mesures à partir de ce 11 mai. Les partis restent sceptiques et le MPSN pourrait ne pas participer aux élections en cas de persistence du climat de violence : les responsables du regroupement politique feront connaître leur décision le 19 mai. Le Gouvernement semble mettre les bouchées doubles, à dix jours de la tenue des élections. Les initiatives du Premier Ministre pour rassurer les secteurs impliqués dans le processus électoal se bousculent.Le temps presse pour Jacques-Edouard Alexis qui n'avait pas affiché jusqu'ici une telle vigueur en matière électorale.La date du premier tour avance à grand pas pour le Conseil Electoral Provisoire et le Gouvernement qui ont le dos au mur, en ce qui a trait à la crédibilité et la sécurité des élections législatives et locales. Le 21 mai n'est que dans 9 jours et le climat serein souhaité par plusieurs secteurs pour la tenue des élections fait encore défaut.Le Premier Ministre Alexis dit comprendre les appréhensions de certains responsables politiques et annonce des mesures concrètes pour garantir la sécurité dès ce 11 mai.Par ailleurs, le parti Lavalas souhaite que le Conseil Electoral Provisoire assume ses responsabilités. Le représentant du parti de Jean-Bertrand Ariste a insisté, lors de la rencontre du 11 mai, sur la sécurité globale pour le déroulement des élections dans de bonnes conditions. Le Mouvement Patriotique pour le Sauvetage National (MPSN) fait durer le suspense autour de sa participation aux élections du 21 mai. Le MPSN continue de poser des conditions et de réclamer des garanties de sécurité. D'ailleurs, cette coalition politique doit faire connaître sa position officielle 48 heures avant le scrutin. Les partis politiques présents à cette réunion sur la sécurité des élections demeurent cependant sceptiques, en dépit des garanties fournies par le Premier Ministre Alexis. Ces formations politiques souhaitent que le Gouvernement concrétise dans les faits les assurances données sur la sécurité du processus électoral.