AFP.- Les autorités françaises se sont déclarées le mardi 20 juin "particulièrement préoccupées" par la situation en Haïti et ont conditionné la reprise de l'aide internationale au rétablissement des institutions dans l'île. "La France est particulièrement préoccupée par les derniers évènements et déplore les menaces qui ont amené le président du Conseil Electoral Provisoire (CEP) Léon Manus à quitter Haïti", a déclaré le porte-parole adjoint du ministère des affaires étrangères François Rivasseau.

Cette situation met gravement en danger le processus électoral", a -t'il affirmé. "La France souhaite que le CEP et les autorités haïtiennes rétablissent d'urgence le mode de décompte des voix obtenues par les candidats aux sénatoriales", a insisté le porte-parole français.

"La France est attachée au rétablissement du fonctionnement normal des institutions aussi vite que possible. La reprise de l'aide internationale indispensable au redémarrage de l'économie du pays et à l'amélioration des conditions de vie en dépend," a-t'il conclu. M. Manus avait quitté Haïti à destination des Etats-Unis, estimant sa sécurité menacée après qu'il eut refusé d'avaliser les résultats du premier tour (21 mai) des élections sénatoriales, dont le décompte des voix fait l'objet d'un litige.

L'annonce lundi après-midi des résultats définitifs du premier tour des élections sénatoriales, confirmant une écrasante victoire de la Famille Lavalas, le parti de l'ancien président Jean Bertrand Aristide, a contribué au retour au calme, après une période de forte tension.